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Katerine - Magnum

Malgré l'absence totale de ressemblance avec Tom Selleck, j'ai envie de penser qu'il y a une corrélation entre le titre du nouvel album de Katerine et ce visuel où il arbore moustache et torse velu, entouré de palmiers.

Je constate que depuis Robots après tout en 2006, découvert sur scène au Printemps de Bourges, j'aborde chacun de ses nouveaux disques avec un enthousiasme puéril et que je ne suis jamais déçu, même lorsqu'il s'agit d'une compilation d'expérimentations apparemment douteuses (Philippe Katerine en 2010, l'album de La banane) ou de reprises minimalistes de tubes plus ou moins ringards (52 reprises dans l'espace avec Francis Et Ses Peintres en 2011). Et je découvre progressivement ses anciens albums avec le même plaisir.

Il en est de même avec Magnum. Sur le fond, je retrouve la fantaisie qui tend dangereusement vers le ridicule mais retombe sur les pieds, la production aux petits oignons, les tubes radiophoniques accrocheurs (Sexy coolPatouseul) qui constituent les moments forts de l'album mais laissent de la place pour d'autres titres tout aussi intéressants (ADNImbécile heureux). Sur la forme c'est encore un nouvel univers à base de musiques à la fois sexys et tonitruantes, qui pour la plupart des titres empruntent des samples de vieux titres funkys. Dans tous les cas, c'est une nouvelle pièce tout à fait respectable du patchwork qu'est la discographie de Katerine.

Surtout, ne soyez pas vous-mêmes !