Et donc, en bon journaliste d'investigation que je ne suis pas, mais en mélomane averti que je prétends être, je suis allé me procurer l'album de cette jeune et jolie cycliste nocturne qui chante son amour blêmissant poursuivie par des animaux ninjas cyclo-acrobates. Natasha Khan est son nom, Bat For Lashes (je cherche encore comment traduire ça) est son nom d'artiste, et Fur and gold est le titre de l'album en question. Enfin, le premier, car son second album Two suns est dans les bacs depuis le mois dernier, mais j'ai souhaité prendre l'histoire au début pour une fois.

Mon premier constat après avoir enclenché la lecture de ce disque fut que cette voix et cette façon de chanter me rappelaient beaucoup Björk, mais avec moins d'emphase dans les envolées lyriques. Par la suite, j'y trouvai des similitudes avec l'ambiance du premier album de Goldfrapp, Felt mountain, qui dégageait un je ne sais quoi de feutré et d'intime porté par une voix pour le moins envoûtante. Si mes talents de critique s'étendaient un peu plus je vous détaillerais bien en long, en large et en travers en quoi les deux références sus-citées sont largement imprécises et insuffisantes pour décrire la musique de Bat For Lashes, mais si elles vous parlent vous aurez compris que ce n'est pas un disque qu'il faut passer pour se vider l'esprit ou pour se défouler. C'est de la musique de soirée, à écouter au calme et dans un intérieur douillet, et avec ce qu'il faut d'attrait fantasmagorique. Notez que le groupe Radiohead fait partie des admirateurs de le jeune fille, si ça vous parle plus.

En bonus, cette chanson qu'il me semblait déjà connaître avant, sans doute radiodiffusée à l'époque.